" Je n'imagine pas un seul instant qu'il y ait dans mon récit le moindre passage qui puisse intéresser le public par sa vertu stylistique ou parce qu'il me concerne. Mais j'ai pensé qu'à une époque où l'éducation et son amélioration sont matière à recherches plus nombreuses, et peut-être plus profondes qu'à aucune période de l'histoire anglaise, il pourrait s'avérer utile de laisser un compte-rendu d'une éducation à la fois inhabituelle et remarquable et qui, quels que soient ses autres atouts a prouvé quelle immense quantité de choses peuvent s'enseigner, et bien s'enseigner, contrairement à l'opinion reçue, dans ces premières années qui, livrées aux usages éducatifs habituels, sont pour ainsi dire gaspillées. J'ai aussi jugé qu'à notre époque d'opinions fluctuantes, il pourrait être à la fois utile et bénéfique de retracer les phases successives de tout esprit en progrès constant, également prêt à apprendre ou désapprendre grâce à ses propres pensées ou à celles des autres. "