A travers la voix de ses deux narratrices, Colette et Andela, Le Silence des infortunes tisse les destins entremêlés des habitants de Bonabel, ruinés par le rouleau compresseur d'une multinationale agro-alimentaire. Ce roman crépusculaire explore la souffrance intériorisée et les traumatismes résultant de la faillite industrielle, ainsi que les réalités de la prostitution et de l'homosexualité dans une société réfractaire au changement.
Inspiré du combat d'une entreprise camerounaise face à un géant de l'agroalimentaire dans les années 90, Le Silence des infortunes interroge sur la mondialisation et le cynisme d'un système capable d'anéantir plutôt que de servir l'intérêt général.