Alors que les taux d’intérêt à long terme atteignent leur niveau le plus élevé depuis trente ans et que la dette publique américaine explose à 40 000 milliards de dollars, entraînant le risque d’une crise financière d’une ampleur totalement inédite, c’est vers les banques centrales que les regards se tournent pour éviter le pire. Sont-elles en mesure de faire face à ce qui s’annonce comme un tsunami ? C’est ce qu’examine ici Georges Ugeux avec son franc-parler et sa connaissance élargie du système financier international. Après avoir rappelé les principales missions des banques centrales (contrôle de l’inflation, régulation bancaire…), il analyse les défis auxquels elles sont confrontées : technologiques avec les cryptos et la monnaie numérique, mais aussi sortie du quantitative easing, ces rachats massifs de dette publique, qui ne peut se faire sans douleur. De ce bilan contrasté, Georges Ugeux tire deux leçons : quoi qu’on en dise, les banques centrales n’ont pas démérité ; il est crucial, pour la qualité de leurs décisions, qu’elles restent indépendantes du pouvoir en place, condition sine qua non pour qu’elles puissent exercer leur mission de contrôle.