Les animaux sont partout dans nos vies, mais ils restent absents de nos institutions morales et politiques. Cette domination repose sur une construction historique, philosophique et politique que les auteurs entreprennent de déconstruire : le spécisme, forme de discrimination fondée sur l'appartenance à une espèce, comparable dans sa logique aux autres systèmes d'oppression. Au coeur de leur analyse se trouve une notion décisive : la sentience, c'est-à-dire la capacité à éprouver des sensations, du plaisir comme de la souffrance. Ce livre pionnier sur la sentience présente une politisation assumée de la question animale.