« Par un jour de printemps, le cours d’eau qui longe l’extrémité du pré me demanda de revenir au même endroit à la tombée du jour pour écouter le récit de sa mémoire. Cette mémoire semble être intarissable et contenir des souvenances qui viennent de l’amont de la rivière et enseignent depuis toujours le petit monde des batraciens et des poissons. Cette voix de l’eau possédait la mémoire de l’univers et remontait chercher ces connaissances dans la nuit des temps. C’est ainsi que jaillirent les haïkus contenus dans ce recueil. »