Flora de Negroni, originaire du Cap Corse, est née et a grandi dans un univers intellectuel privilégié avec un père sociologue et écrivain, une mère professeure de linguistique, et comme parrain un certain Jean-Edern Hallier. Elle écrit des textes poétiques et peint depuis l’enfance. Elle a une formation en philosophie et enseigne le français, tout en ne cessant pas de peindre. Plusieurs de ses œuvres ont été exposées lors de manifestations collectives, à Paris, New York, Londres et Berlin. Nulle éclipse est un abécédaire mêlant textes poétiques et dessins réalisés par Flora de Negroni. Cet ouvrage est à lire et à voir, comme des brèches de lumière qui résistent à la marche agitée des choses de cette époque. La joie, la joie de connaître, la joie d’aimer, la joie de se mêler à la beauté du monde, comme des instants de contemplation qui échappent à l’injonction au divertissement.
Notes Biographiques :
Avec les Éditions Cap de l’Étang, Flora de Negroni publie son premier livre, un abécédaire illustré, qui s’intitule Nulle éclipse. Il est le fruit de plusieurs années de travail, tant pictural qu’au niveau de la pensée. Flora de Negroni est née et a grandi dans un univers intellectuel privilégié. Un père sociologue et écrivain, une mère professeur de linguistique, et même un certain Jean-Edern Hallier comme parrain. Chez ses parents, à Paris, défilaient quelques têtes d’affiche des sphères culturo-mondaines, mais également leur plus féroce contempteur : le grand penseur marxiste Michel Clouscard, très proche ami de la famille. Depuis l’enfance, elle peint et rédige des textes poétiques. Un jour, elle eut rendez-vous avec l’éditeur Claude Gallimard que sa mère l’avait croisé sur leur lieu de vacances afin de lui soumettre ses poèmes. La petite fille arriva tout intimidée. Après une lecture attentive, il lui dit : « dans quelques années ce sera parfait. » Elle garda cette phrase à l’intérieur d’elle-même, comme une confirmation à continuer à écrire, elle qui aimait tant cet exercice. Sentiment qui ne la quittera jamais. A contrario, dans le village capcorsin de ses ancêtres, elle retrouvait chaque été des formes de sociabilité bien différentes, fondées sur des principes et des finalités rigoureuses, une codification des rapports humains radicalement étrangère à toute forme de snobisme, aux affrontements et aux complaisances de salon. De ces expériences existentielles conjuguées, elle a tiré à la fois le goût du concept et celui de l’intuition esthétique, les deux s’engendrant d’ailleurs réciproquement. Elle a commencé à peindre vers douze ans, et a eu tout de suite un grand plaisir à s’immerger dans la matière, à découvrir la concentration, comme présent qui dure. Elle gardera toujours cette trouvaille précieusement, comme un lieu de joie. Elle a logiquement fait, par la suite, des études de philosophie, de lettres, d’italien, et enseigne le français. Ceci sans jamais cesser de peindre, un travail récompensé par sa participation à des manifestations culturelles collectives, à Paris, Londres, Berlin, New York. Adolescente, elle a beaucoup voyagé, notamment en Afrique subsaharienne, profitant des amitiés de son père dans les sphères progressistes des élites intellectuelles locales. La philosophie est sa grande passion, pas un jour ne passe depuis plus de vingt ans, sans qu’elle ne travaille au moins un moment un concept. La peinture et la philosophie lui procurent d’immenses joies. Et comme le disait Hegel, elle tente de rendre sensible, par le biais de la matière picturale, des idées, afin de les partager autour d’elle.