La première guerre mondiale gronde en Europe. Ferdinand et Paula, fuyant
l’Allemagne, se sont réfugiés en Suisse, à l’abri de la menace. Le couple semble mener une vie paisible : elle vaque à ses occupations, il peint.
Mais leur calme apparent cache une angoisse obsédante : et si Ferdinand se
trouvait appelé sous les drapeaux ? Quelle serait leur réaction ? Ferdinand est écartelé entre ses convictions pacifistes et la fidélité qu’il doit à son pays. Pour Paula, tuer d’autres humains est proprement inacceptable. C’est alors qu’arrive la lettre du consulat, si redoutée.
Une fois encore, Stefan Zweig aborde la question : que signifie la guerre à
hauteur d’être humain ? Faut-il se conformer, se soumettre, au prix de perdre sa foi ?
Rester fidèle à ses convictions au risque de perdre sa liberté ou céder à la contrainte
pour protéger sa vie ?