Qu’est-ce que l’autofiction ? Depuis la posture dissidente exprimée par S Doubrovsky, inventeur du néologisme, la notion ne cesse tout à la fois d’échapper au critique et de susciter son désir. Cet ouvrage, à travers Fils (1977) de S. Doubrovsky, Le Miroir qui revient (1984) d’A. Robbe-Grillet et A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie (1990) d’H. Guibert se propose d’étudier l’imaginaire de l’autofiction à travers une perspective psychanalytique. Très vite se dessine un fantasme à l’oeuvre dans l’autofiction prenant pour figure un fils s’écrivant sans le père. La vérité dans l’autofiction advient désormais d’une absence nouvelle au coeur du récit autobiographique. En-deçà, ce serait la revendication de toute une société anti-patriarcale depuis les années 70. C’est cela qu’interroge cet ouvrage. Comment s’écrire dans l’absence du père ? Comment advenir sans lui ?