Le projet donne une vision poétique de quatre femmes palestiniennes âgées en exil. En articulant photographies de famille et photomontages, Yasmine Eid-Sabbagh et Rozenn Quéré, respectivement germano-libanaise et française, proposent de dépeindre avec ironie et tendresse le décalage entre la réalité et une existence fantasmée. Leur démarche recrée une archive photographique teintée de fiction dans laquelle s'inscrit, en arrière-plan, l'histoire du Proche-Orient. Utilisant des petites images d'albums familiaux qu'elles retouchent avec finesse, elles combinent mémoire, histoire et art contemporain.