C'est après l'apparition des " congés payés " que Paul Morand publia cette charge contre les loisirs et les fuites devant soi. Il y prône une liberté vagabonde, gouvernée par la curiosité et la fantaisie. À quoi bon gagner du temps si nous ne savons pas en profiter ? Se reposer est un art. Un "professionnel" du loisir et de la fantaisie vagabonde nous offre cet éloge - nuancé - du repos. pour éviter que le temps gagné ne soit aussitôt perdu, Paul Morand se livre ici à une pédagogie ironique : les vacances et les voyages s'apprennent comme le reste. Cette pratique du farniente n'est pas seulement une question de lois et de congés payés, c'est d'abord avec l'âme qu'elle a affaire.
Notice biographique :
Paul Morand (1888-1976) est un écrivain, diplomate et académicien français. Parmi ses nombreux ouvrages figurent : Ouvert la nuit (1924), Lewis et Irène (1924), Les Extravagants (1936), L'Homme pressé (1941), Hécate et ses chiens (1954), Venises (1971).