Elles s'appellent Claire, Fanny, Sophie, Véronique, ou encore Violette. Parfois le narrateur les désigne par un simple elle, ou dit je en leur nom. Mais chacune de ces vingt brèves histoires est celle d'une révolte contre un destin qu'elles refusent – qu'il soit incarné par un mari ou un amant – et la revendication d'une liberté qui s'affirme.
Elles s'appellent Claire, Fanny, Sophie, Marion ou Violette. Elles sont très différentes mais ont quelque chose en commun : un absolu besoin de liberté. Elles sont les héroïnes de ces brèves nouvelles qui parlent de la vie de couple, de ses difficultés, du désamour, du divorce ou de la rupture, mais aussi de moments lumineux d'amour vrai, comme volés au quotidien. Chacune d'elles est au bord d'un choix, d'une décision à prendre, peut-être pas tout de suite mais dans un futur assez proche pour qu'elle puisse l'entrevoir et aller résolument vers lui. C'est bien des histoires de libérations que nous conte Marie Sizun, et même si celle-ci avait peu abordé jusqu'à présent les thèmes du couple, du mariage ou de la relation amoureuse, elle excelle dans ces portraits de femmes en recherche d'elles-mêmes et qui trouveront toutes, au prix de douloureux bouleversements intimes, la voie qu'elles ont décidé de suivre.
Après neuf romans ou récits, Marie Sizun, pour la première fois et avec une grâce toute particulière, s'essaie au genre de la nouvelle. Et c'est une réussite.
Notice biographique :
Marie Sizun est née en 1940. Elle a été professeur de lettres en France puis en Allemagne et en Belgique. Elle vit à Paris depuis 2001. En 2008 elle a reçu le grand Prix littéraire des Lectrices de Elle, et celui du Télégramme, pour La Femme de l'Allemand ; en 2013 le Prix des Bibliothèques pour Tous ainsi que le Prix Exbrayat, pour Un léger déplacement. Vous n'avez pas vu Violette ? est son dixième livre publié chez Arléa.