Extrait
Extrait de l'avant-propos
J'ai toujours aimé l'histoire, les vieilles pierres, les vieux papiers, mais je ne suis ni historien, ni archéologue, ni archiviste. Ayant trouvé chez mes parents, à Nantes, un testament de novembre 1669, d'un certain Gabriel Bruneau, marchand à La Guierche, un petit village au nord du Mans, par lequel il léguait 1 000 livres pour créer une confrérie dans l'église du village, avec force messes et processions, y construire une sacristie, y installer un bénitier de pierre rouge et une plaque de cuivre pour commémorer ce legs, je me mis à chercher comment je me rattachais à ce Gabriel Bruneau. En novembre 1991, je me suis rendu à La Guierche, ai visité l'église et la sacristie, mais recherché en vain le bénitier de pierre rouge et la plaque de cuivre. C'est ainsi que j'ai commencé à faire de la généalogie et que ce loisir est vite devenu une passion dévorante. Je n'avais que peu d'éléments connus sur mes ancêtres. Mon père voulait juste savoir pourquoi, quand il était enfant, sa grand-mère maternelle lui disait en parlant du président de la République d'alors, Alexandre Millerand : «mon cousin Mllerand» et qui était ce François Duval, dont nous utilisions, les jours de fête, les couverts en argent, gravés à son nom et qui, en 1839, avait acheté au cimetière de Nantes, une concession qui était la dernière demeure de nombre de mes ascendants. Une journée aux archives municipales de Nantes me permit de découvrir assez facilement le lien de parenté avec François Duval, puis, parallèlement, je me suis lancé dans la recherche des ancêtres de mon épouse.
Pour celle-ci, j'ai eu la chance de bénéficier d'un récit manuscrit, écrit en 1943, par son grand-père maternel, Paul Verre, sur sa famille, ses ancêtres et ceux de Suzanne Chalumeau, sa femme. Paul Verre n'avait pas fait de recherches généalogiques mais il racontait ce qu'il avait appris par ouï-dire sur ses ancêtres ou ceux de sa femme. Son récit était agrémenté de quelques dates (le plus souvent approximatives) et faisait la part belle à des commentaires plus ou moins sévères sur leurs caractères, leurs manies. Ce n'était pas très scientifique mais cela donnait une base de départ.
Lui-même était d'une famille originaire d'Oléron, son grand-père, maçon à Saint-Georges-d'Oléron, avait participé à la construction de Fort Boyard. Quant à son épouse Suzanne Chalumeau, elle avait une grand-mère, Irma Robert, née à Saintes en 1814. Paul Verre en disait ceci : «Irma Robert était de famille protestante saintongeaise. Son père était notaire à Saintes et il existe encore dans la région, notamment à Saint-Ciers-du-Taillon, à Pons et à Saintes, des descendants de cette famille, demeurés tous protestants convaincus, parmi lesquels on compte plusieurs pasteurs de l'église réformée. Votre grand-mère est en relations épistolaires avec des cousins éloignés de ce côté. La mère d'Irma Robert, née Elisabeth Goguet, était née à Saintes en 1788, fille d'Isaac Goguet (1759-1848), lui-même fils de Pierre Goguet, né en 1730. Irma Robert se convertit au catholicisme lors de son mariage avec Jules Chalumeau. Devenue veuve, elle demeura quelque temps à Loches puis se retira chez son gendre Fouquet et sa fille Marie, à Montbazon, où elle mourut à plus de 80 ans, vers 1896.
J'ai toujours aimé l'histoire, les vieilles pierres, les vieux papiers, mais je ne suis ni historien, ni archéologue, ni archiviste. Ayant trouvé chez mes parents, à Nantes, un testament de novembre 1669, d'un certain Gabriel Bruneau, marchand à La Guierche, un petit village au nord du Mans, par lequel il léguait 1 000 livres pour créer une confrérie dans l'église du village, avec force messes et processions, y construire une sacristie, y installer un bénitier de pierre rouge et une plaque de cuivre pour commémorer ce legs, je me mis à chercher comment je me rattachais à ce Gabriel Bruneau. En novembre 1991, je me suis rendu à La Guierche, ai visité l'église et la sacristie, mais recherché en vain le bénitier de pierre rouge et la plaque de cuivre. C'est ainsi que j'ai commencé à faire de la généalogie et que ce loisir est vite devenu une passion dévorante. Je n'avais que peu d'éléments connus sur mes ancêtres. Mon père voulait juste savoir pourquoi, quand il était enfant, sa grand-mère maternelle lui disait en parlant du président de la République d'alors, Alexandre Millerand : «mon cousin Mllerand» et qui était ce François Duval, dont nous utilisions, les jours de fête, les couverts en argent, gravés à son nom et qui, en 1839, avait acheté au cimetière de Nantes, une concession qui était la dernière demeure de nombre de mes ascendants. Une journée aux archives municipales de Nantes me permit de découvrir assez facilement le lien de parenté avec François Duval, puis, parallèlement, je me suis lancé dans la recherche des ancêtres de mon épouse.
Pour celle-ci, j'ai eu la chance de bénéficier d'un récit manuscrit, écrit en 1943, par son grand-père maternel, Paul Verre, sur sa famille, ses ancêtres et ceux de Suzanne Chalumeau, sa femme. Paul Verre n'avait pas fait de recherches généalogiques mais il racontait ce qu'il avait appris par ouï-dire sur ses ancêtres ou ceux de sa femme. Son récit était agrémenté de quelques dates (le plus souvent approximatives) et faisait la part belle à des commentaires plus ou moins sévères sur leurs caractères, leurs manies. Ce n'était pas très scientifique mais cela donnait une base de départ.
Lui-même était d'une famille originaire d'Oléron, son grand-père, maçon à Saint-Georges-d'Oléron, avait participé à la construction de Fort Boyard. Quant à son épouse Suzanne Chalumeau, elle avait une grand-mère, Irma Robert, née à Saintes en 1814. Paul Verre en disait ceci : «Irma Robert était de famille protestante saintongeaise. Son père était notaire à Saintes et il existe encore dans la région, notamment à Saint-Ciers-du-Taillon, à Pons et à Saintes, des descendants de cette famille, demeurés tous protestants convaincus, parmi lesquels on compte plusieurs pasteurs de l'église réformée. Votre grand-mère est en relations épistolaires avec des cousins éloignés de ce côté. La mère d'Irma Robert, née Elisabeth Goguet, était née à Saintes en 1788, fille d'Isaac Goguet (1759-1848), lui-même fils de Pierre Goguet, né en 1730. Irma Robert se convertit au catholicisme lors de son mariage avec Jules Chalumeau. Devenue veuve, elle demeura quelque temps à Loches puis se retira chez son gendre Fouquet et sa fille Marie, à Montbazon, où elle mourut à plus de 80 ans, vers 1896.