Les débats concernant l'enseignement du français en France sont innombrables et multiformes. Ils dépassent de très loin les limites d'une question technique et sont devenus « débats de société » où, chacun ayant son mot à dire, les perspectives d'une avancée quelconque reculent sans cesse au profit d'alternatives très (trop) tranchées (modernité vs tradition; laxisme vs exigence, démocratisation vs « massification », valeurs vs utilitarisme…) entre lesquelles on serait contraint de choisir. Or, ces « tenailles » permettent surtout de « prendre parti » sans avoir à définir vraiment ce dont on parle. La question des enjeux de l'enseignement du « français » ne parvient jamais à être posée au niveau d'ensemble où elle le devrait: les points de vue catégoriels l'emportent souvent dans les débats sur la prise en compte des médiations et des « formations de compromis ». Sont abordées ici les éléments d'histoire de la discipline et ses relations aux disciplines de référence, ainsi que le « terrain » comme cause, argument et alibi.