Entre 1857 et 1958, de l affaire Batou Sfez à l expropriation du cimetière israélite, de nombreuses et profondes transformations affectèrent la société juive de Tunisie. Le Protectorat français introduisit un mode administratif et économique de type occidental: la minorité juive s y intégra plus spontanément que la société musulmane, en particulier dans le domaine éducatif. Rattrapée par ailleurs par l évolution politique du judaïsme mondial, la communauté israélite se trouva divisée entre assimilationnistes et sionistes, ce qui devait entraîner sa sortie progressive de l histoire tunisienne. L'ouvrage d'Albert Maarek constitue une contribution sérieuse à l'histoire du judaïsme tunisien et, à ce titre, mérite de figurer en bonne place dans toutes les bibliographies consacrées à l'Afrique du Nord et à ses Juifs. Michel Abitbol