Georges Dillinger est le pseudonyme d'un géologue qui, pendant près d'un demi-siècle, a travaillé sur le terrain, en Afrique du Nord et au Sahara, sur le continent nord-américain et dans plusieurs pays européens. Professeur dans un grand établissement scientifique, ses travaux ont été couronnés par la Médaille d argent de la Recherche scientifique (CNRS) et il fut membre de l'Académie des Sciences de New York. Dans le raz de marée de paroles et d'écrits d écologistes de tout poil, l'enracinement dans le passé des phénomènes actuels n est pratiquement jamais mis en lumière. Dans le présent essai, l'auteur s'efforce d ajouter cette indispensable dimension, en particulier par exemple par l'évocation « d'harmonies de la nature » lentement mises en place au fil des temps géologique set présentement mises à mal par la démesure de notre « progrès ». Dans la lutte contre les rejets de CO2 anthropogènes sans que la culpabilité de ces rejets n'ait été prouvée, la controverse sur le réchauffement global s avère - paradoxalement - d'importance secondaire. En fait, la ruineuse lutte contre les rejets de CO² n est animée que par la rapacité financière et fiscale de banques, d'entreprises industrielles et de gouvernements criblés de dettes. Elle mettra les nations occidentales en concurrence aggravée face à de redoutables pollueurs asiatiques. Les autres thèmes, choisis dans un domaine infiniment vaste, concernent les dégâts opérés aux dépens des richesses naturelles - dont les hydrocarbures, les ressources minérales, la biodiversité. L'auteur envisage aussi les déséquilibres démographiques cataclysmiques engendrés par la modernité: surpopulation des pays les plus miséreux et a contrario dénatalité des blancs de tradition chrétienne, ces Patagons du XXIe siècle.