Texte très actuel, cet ouvrage est aussi l'une des pièces maîtresses de l'itinéraire intellectuel de Georges Sorel (1847-1922). Il y étudie d'une manière très critique le rôle des partis politiques dans le processus révolutionnaire, qu'il accuse de détourner à leur profit l'élan populaire d'émancipation. "Ainsi l'instinct de révolte des pauvres peut servir de base à la formation d'un État populaire, formé de bourgeois qui désirent continuer la vie bourgeoise, qui maintiennent les idéologies bourgeoises, mais qui se donnent comme les mandataires du prolétariat."