L’Apothéose de la canaille étonne aujourd’hui. En 1885, son effet pouvait être sidérant pour les contemporains des événements évoqués. Le tableau rassemble de façon spectaculaire toute une imagerie destinée à montrer la Commune de Paris comme une œuvre de pillage, de destruction et de violence. Il en résulte une scène grotesque, cruelle, et en même temps spectaculaire, à la manière des peintres académiques de l’époque. C’était l’œuvre d’un artiste réputé pour la tendresse et la délicatesse de ses travaux pour l’enfance. Au tournant du siècle, une nouvelle crainte succède à l’épouvante face à l’émeute, celle des grèves et de la violence ouvrière. Cette peur produit des images qui servent aussi à alimenter la peur.