"Quand je suis sorti de chez moi, j'ai pris soin d'emporter trois pistolets: le premier, je l'ai glissé conne ma poitrine, le deuxième aussi, quant au troisième, je ne me rappelle pas où je l'ai mis. Une fois dehors, dans ma petite rue, je me suis dit: Est-ce que c'est une vie? Ce n'est pas une vie, ce ne sont que remous et anéantissement du cœur. Il fait admettre que le commandement de Dieu Tu ne tueras point s'applique aussi à soi-même (Tu ne [te] tueras point, même si ça va très mal), mais mon moral aujourd'hui et le jour d'aujourd'hui sont au-delà des commandements. Car pour moi, il vaut mieux mourir que vivre, a dit le prophète Jonas. Je partage ce point de vue. Il tombait une petite pluie fine qui venait de partout ou peut-être de nulle part, je n'en avais rien à faire. J'avais le cœur tout gonflé d'amertume, tout mon être était gonflé d'amertume, je sentais un pincement à gauche du cœur, et à droite aussi. Tous mes proches m'avaient laissé tomber. Et, pour couronner le tout, la dernière personne qui aurait pu me retenir sur cette terre m'a quitté. Elle était en train de partir, je l'ai rattrapée dans l'escalier. Je lui ai dit: Ne m'abandonne pas, ma belle au nombril blanc! Et puis j'ai pleuré pendant une demi-heure, et puis je l'ai à nouveau rattrapée et je lui ai dit:"Reste, ma belle aux seins parfumés!; alors, elle s'est tournée vers moi, a craché sur ma chaussure et est partie à jamais. ""