« Par les fenêtres des cottages on aperçoit des plis de rideaux coquets, des vases d’une forme choisie, des fleurs encore. Sans nul doute, les gens qui habitent là doivent penser à orner leur vie. ce ne sont pas seulement des faiseurs d’affaires et des producteurs de richesse; il y a là, à coup sûr, des artistes, et s’ils ne le sont pas, soyez certains qu’ils le deviendront bientôt… La nature les y aidera. car il doit être difficile, pour des êtres déjà civilisés, de vivre indifféremment au sein d’une telle beauté ». Jules Huret contribue à créer le tableau d’un pays idyllique, véritable paradis naturel qui donne « une impression de richesse luxuriante et magnifique et d’intarissable fécondité. » il multiplie les images charmantes et ensoleillées d’une Riviera à l’américaine, comme le meilleur de la Méditerranée transposé en Amérique. La Californie de Jules Huret ressemble fort en effet à la Riviera française de la même époque, refuge des riches en quête de repos avant de devenir le lieu de fête des grands de ce monde.