À Vichy, début mars 2019, dans le cadre du Festival Portrait(s), Frédéric Stucin photographie des sportifs. C'est le thème de sa résidence, il a pris rendez-vous en avance, depuis Paris, avec des volleyeuses, des basketteurs, des nageurs... Le Coronavirus arrive avant lui. Plane le spectre du confinement prochain. On ferme les gymnases. On annule les matchs. On interdit les regroupements. Alors, le photographe imagine. Que serait le sport s'il était clandestin? Si, à l'inverse de cette activité positive, bonne pour la santé, le moral, la cohésion sociale, il devenait illicite, comme il l'est en cette période où tout est inversé? Le sport subversif, caché? Il y aurait l'inquiétude et le danger que la clandestinité implique, bien sûr, mais aussi une autre forme de jouissance, celle de la transgression, du plaisir dérobé. Inspiré par ces images, l'écrivain Didier Daeninckx, auteur de romans consacrés par le public et la critique, a inventé une nouvelle, concentré de suspense et de joyeuse
Notes Biographiques :
Frédéric Stucin est photographe depuis 2002. Spécialisé dans les portraits de personnalités ou d'anonymes, notamment pour la presse, où il publie également des reportages, il mène en parallèle un travail artistique personnel. Son dernier ouvrage, Only Bleeding (Éditions du Bec en l'air, 2019), est le récit en images d'une errance poétique dans les rues de Las Vegas. Ses photographies ont fait l'objet de plusieurs expositions, notamment avec le musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône et à la galerie Vu', à Paris.