Sylvie Martin a six ans, elle apprend le violon, elle est douée. Sa mère, premier prix du conservatoire de Paris, lui enseigne l'instrument et le solfège. A neuf ans, la fillette taquine déjà les grands concertos. Mais à dix ans, c'est le drame : elle ramène "une trompette" et abandonne le violon. Sa mère en fait une attaque cardiaque, ses rêves de voir sa fille violoniste internationale s'écroulent. L'entant, devenue l'ennemie de sa mère, est martyrisée. A seize ans, elle met fin à ses jours. Ne pleurez pas, Sylvie est au Paradis. Pour ne pas la quitter au bout de quelques lignes, j'en ai tait un roman. Une histoire comme celle qu'on racontait autrefois lors des veillées, au coin d'un feu de genêts. Une histoire racontée à mon vieil ami Maurice, décédé depuis, qui esquisse des figures vraies et personnelles, dans un cadre restreint et modeste, celui de la mémoire de Sylvie.