Cet ouvrage regroupe des réflexions théoriques et cliniques tournant autour de la thématique de la dette sous les deux angles de la clinique psychanalytique et du fait social et religieux.. La dette fonde les liens sociaux. Il s'agit de liens d'obligation mais aussi de transmission qui spécifient les sociétés humaines. Cette notion se concrétise à travers des échanges nécessaires s'articulant autour de trois obligations : donner, recevoir, rendre. Le caractère permanent et circulaire de ces obligations sociales répond à une organisation implicite et complexe qui donne sens à la vie et à la mort. La dette serait alors la gardienne de la société humaine. C'est certainement pour cette raison que les religions en sont fortement marquées, la psychanalyse également. La dette renvoie aussi à l'idée d'un manque fondamental, une dette d'origine. Un manque d'être ? Ou un manque d'autre ? Personne n'étant parfait, nous vivons tous par rapport au manque. L'être humain est un éternel être en dette inscrit dans une totale dépendance des autres. . . Riadh BEN REJEB est Professeur de psychologie clinique, Président des Commissions nationales des études de 3e cycle de psychologie et Directeur de l'Unité de Recherche Psychopathologie Clinique à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis. Ses travaux se focalisent sur l'articulation de la psychopathologie psychanalytique avec le fait culturel. Il est l'auteur notamment de Intelligence, test et culture (L'Harmattan, 2001), Psychopathologie transculturelle de l'enfant et de l'adolescent. Cliniques maghrébines (In Press, 2003) et Le destin en psychanalyse (sous la direction de, In Press, 2005).