J'adore ma mère, mais parfois elle me rend folle. Banal. Pourtant, à cause d'elle, ma vie de Californienne lambda a dérapé dans le burlesque. Jugez plutôt Au départ, moi, Stacey Reiser, je voulais seulement que ma maman me fiche la paix. A trente-quatre ans, on n'a pas envie de s'entendre rabâcher des vérités du genre: "Fais-toi couper les cheveux!", "Actrice, ce n'est pas un métier sérieux!" ou "Tu mérites bien mieux que ce type-là". Comment aurais-je pu prévoir qu'en deux temps trois mouvements, elle deviendrait cette icône publicitaire adulée, surbookée, quasi injoignable? Que je serais obligée de surveiller ses fréquentations, ses finances, ses amours? Et les miennes alors?