" Eviter tout recoupement. Garder intacte la mémoire de chaque fausseté, brouiller les pistes, activer la gamberge mais surtout ne se faire pincer la menterie dans le sac, crac, dans le flagrant délire. Un cauchemar ". Marie-Hélène ou Marlène, elle ne sait plus comment elle s'appelle, s'invente tous les jours une vie nouvelle qu'elle raconte à ses amants de passage. Parce qu'il faut oublier. Oublier Léo qui, lui, savait la vérité, oublier cette vérité : celle d'une enfance douloureuse à traîner dans les " parkinjes " parce qu'il faut " aller chercher les caresses là où elles se trouvent ". Mais à force de mentir aux autres, on finit par se mentir à soi-même n'a peut-être pas " le droit de s'inventer d'autres vies. La vraie remonte toujours ".