Un essai éclairé sur l'histoire de la littérature de jeunesse qui apporte des repères clairs et essentiels pour en comprendre les problématiques et les enjeux. Comment expliquer que, dès ses origines, la littérature jeunesse ait fait la part belle à l'humour ? Pourquoi a-t-il fallu attendre le début du 20e siècle pour voir apparaître des animaux personnages dans les livres pour enfants ? De Babar à la Grenouille à grande bouche, quelles fonctions assigne-t-on à ces animaux humanisés ? Quel est ce vent de liberté que font souffler à partir de 1936, dans les livres, comptines et formulettes ? A-t-on toujours pensé que «les contes, c'est pour les enfants » ? Pourquoi y a-t-il tant de héros orphelins dans la littérature jeunesse ? Dans cet essai, qui apparaît comme la somme de ses cours, Isabelle Nières-Chevrel répond à toutes ces questions avec une concision et une précision rares.
Notes Biographiques :
Marie-Claire Bruley est née en 1950 à Versailles. Après des études de psychologie, elle enseigne la littérature enfantine dans plusieurs centres de formation d’éducateurs de jeunes enfants à Paris et auprès des professionnels de la petite enfance. Elle est ensuite formatrice pendant deux ans au sein de l’association ACCES (Actions Culturelles Contre les Exclusions et les Ségrégations). Auteure de plusieurs ouvrages autour des formulettes, des comptines et des berceuses, dont Enfantines et Berceuses (Ecole des loisirs), Marie-Claire Bruley est aujourd’hui psychothérapeute auprès d’enfants et d’adultes et continue des formations dans le domaine de la littérature orale pour la jeunesse, notamment autour du patrimoine oral destiné aux jeunes enfants. Isabelle Nières-Chevrel n'a jamais cessé d'aimer les livres et les images, des albums de son enfance aux romans des grandes personnes, de l'imagerie naïve à "la grande peinture". Des études supérieures à la Sorbonne l'ont conduite à enseigner deux ans en lycée, puis à l'Université de Haute-Bretagne-Rennes II. C'est dans cette université qu'elle eut la possibilité de développer, à partir de 1969, un enseignement qui portait sur la littérature d'enfance et de jeunesse, un enseignement nourri par la conviction que les livres que les sociétés inventent pour leurs enfants ont leur place à l'université, qu'ils peuvent et qu'ils doivent faire l'objet d'une approche critique, méthodique et savante. Son enseignement a constamment nourri sa recherche qui, en retour, a constamment nourri son enseignement. Elle a publié de nombreux travaux et continue à consacrer une large part de son temps à cette jeune littérature.