Après la chute de Napoléon III la caricature de presse va se déchaîner. L'auteur s'attache à montrer les rapports étroits entre l'image d'un jour et sa force de suggestion, et surtout les liens entre le dessin et le corps. Au moment où la République naissante développe une image dépersonnalisée, les caricatures vont au contraire personnaliser les hommes qui la représentent. A travers les exemples étudiés, nous retrouvons les hommes comme les scandales qui ont fait les grandes heures de la IIIe République, et nous voyons se dessiner un contre pouvoir du trait qui ne manque pas d'étonner encore de nos jours.