" Hommes très charmants, sans grande confiance en eux-mêmes, dandys amers et très doux, vite amusés ou désespérés... ". Ainsi Paul Morand parle-t-il des " longues moustaches " dans Venises. Edmond Jaloux, Jean-Louis Vaudoyer, Émile Henriot, Abel Bonnard, Eugène Marsan étaient membres de ce cénacle littéraire et tous se ralliaient au cri de guerre de leur maître Henri de Régnier : " Vivre avilit. " Dans cette page méconnue de la littérature, on découvre des décadents, des écrivains provisoirement oubliés, des excentriques, à Paris, à Venise ou sur la Riviera. Tous ces dandys n'ont plus aucune illusion sur rien mais persistent à croire en la beauté. L'essai de Michel Bulteau, petit classique de l'égotisme, depuis longtemps introuvable, reparaît ici augmenté de diverses études sur le rôle et la nécessité du dandy aujourd'hui. Le Club des longues moustaches a reçu le prix Oscar Wilde 1990.