Chaque fois que je revois ce morceau d'actualités régionales consacré aux derniers instants de Jean Cocteau parmi nous, j'ai l'impression de regarder un bout de mes films. Ainsi l'espace éclaté : des morceaux de paysage, la rue de Lau, un coin couvert de lierre de la maison de Milly, et des silhouettes, et Jean Cocteau lui-même en cadavre, dans sa chambre, habillé avec ses habits neufs, les mains bien posées l'une sur l'autre, image renversée de la vie, image imaginée par lui, peut-être et jamais vue, image introuvable que celle de soi-même sur son lit de mort.