Cri de désespoir - mais aussi de révolte, de lutte et d’espoir. A 37 ans, ce poète canadien de langue anglaise, à qui l’on doit un premier roman (The Favorite Game), un recueil de poèmes et de nombreuses ballades, se situe aux côtés de Bob Dylan et d’Allen Ginsberg. Il respire comme Walt Whitman. Pour lui, aucun mot n’est tabou. Il chante la vie, la mort, l’amour, l’homosexualité, l’hétérosexualité. «L’histoire, rugit-il. Rendez-nous notre histoire. Les Anglais nous ont volé notre histoire.» A sa façon, Leonard Cohen nous fait comprendre que nous sommes tous des indiens. Pierre Domergue, Le Monde, juin 1972.