Nocturne du Chili met en scène un chilien, prêtre critique littéraire et poète qui, le long d’une nuit d’agonie, tâche de se défendre des accusations qu’il entend et qui ne sont probablement qu’une dernière manifestation de sa conscience. Sur son lit de mort, le père Icabache revient fébrilement sur son passé et sur les 50 dernières années de l’histoire chilienne vue à travers le prisme de ce qui a constitué sa véritable vocation, la littérature. On le voit errer dans les faubourgs de Santiagao, de scènes en anecdotes d’une inquiétante étrangeté (où l’on rencontre Jünger à Paris sous l’occupation, Etniac et Eniah, ses démons personnels dont les noms sont à lire à l’envers pour être compris, etc.)