Paris, dans les années 70. Au cimetière du Trocadéro, un homme et une femme s'assoient sur un banc. Le vent souffle, elle n'arrive pas à allumer sa cigarette, ils entament la conversation. Elle s'appelle Christine, vit un peu hors du temps, entre un père obsédé par les mappemondes, et un fiancé qui semble ne pas beaucoup compter. Lui, c'est Daniel, il parcourt le monde à la recherche d'objets anciens. Entre eux deux se noue une relation clandestine, à coups de rendez-vous au café Suzanne sur de confortables fauteuils en moleskine et de tendresse partagée dans les chambres d'hôtel, tout en haut, pour embrasser de leurs yeux fatigués un Paris nostalgique et embrumé. Du XVIe arrondissement à Casablanca, une galerie de portraits se dessine, mais une figure domine, entre ombre et lumière, celle, singulière et entêtante de Christine, intacte au milieu des déclassés.