Elissa Beck et Sarah Mackeson sont retrouvées mortes, la nuque brisée, dans l'atelier du peintre Allardyce. Ce dernier est rapidement mis hors de cause, car il a passé la soirée à des kilomètres des lieux du crime. En revanche, Kristian Beck, le mari d'Elissa, qui a menti sur son alibi, est arrêté et incarcéré en attendant son jugement. Elissa était une joueuse invétérée, accablée de dettes au point d'avoir ruiné son mari. Une raison toute trouvée pour commettre un crime. Oliver Rathbone étant en voyage, ce n'est pas lui qui cette fois défend l'accusé, mais Pendreigh, le père d'Elissa, un homme politique influent qui brigue un mandat au Parlement. C'est donc un procès hors du commun qui s'ouvre dans ce nouveau volume, avec le père de la victime en avocat de l'accusé, qui est aussi son gendre. Monk, quant à lui, se rend à Vienne ou les deux époux Beck vivaient avant d'émigrer à Londres et de se marier. Il y découvre le passé glorieux d'Elissa et Kristian, héros pendant les événements de 1848. Mais rien ne permet d'innocenter Kristian Beck, et le procès démarre sous de mauvais auspices. Le dernier chapitre offre un dénouement inattendu : c'est Pendreigh qui a tué sa fille accidentellement au cours d'une querelle et pour ne pas ruiner sa carrière, il a également supprimé Sarah Mackeson, témoin involontaire du drame. Dans cette nouvelle enquête palpitante, Monk et Runcorn, son ennemi juré, sont alliés, presque amis, ce que l'un et l'autre cherchent à nier, et qui fait aussi le sel du roman.