Le Démon est moins un roman qu'une fable, moins une étude psychologique que la vision, noire et naïve, de la chute. Le héros, Harry est l'homme en proie à la faute. Il est possédé par un désir destructeur, qui passera par la conquête de femes, n'importe qu'elles femmes, avant d'être besoin de tuer, puis besoin de se tuer. Harry est mû, poussé, saisi, par quelque chose qu'il ne sait pas nommer, mais qui l'englue dans l'horreur. Il oscille de la respectabilité foyer-entreprise, amour-efficacité, enfants-argent, à la clandestinité, la passion de la transgression, vécue comme un enfer, impossible à intégrer, comme un monde autre, entre folie et oubli.