Il s’appelait Domingo de Guzmán y Aza. Il était né vers 1170 dans un village perdu de Vieille Castille. Douze ans après sa mort, survenue en 1221 à Bologne en Italie, il fut canonisé, et devint dès lors saint Dominique, l’une des figures majeures de toute l’histoire de l’Eglise catholique. En historien « non engagé », mais passionné par son sujet, Michel Roquebert a suivi, à travers une fidélité rigoureuse aux sources historiques, la destinée d’un homme à l’intelligence fulgurante et à la volonté prodigieuse, aux prises avec la plus grave crise spirituelle qu’ait connue l’Eglise avant la Réforme.