Qui sont ces femmes en apparence fragiles ? Quelles écailles invisibles recouvrent leur peau? Quelle tempête intérieure brouille leur aspect d'eau tranquille ?
Celle-ci a la lèvre qui tremble. Tiens, le rire de celle-là s'étrangle dans le rauque. Imprudemment, le lecteur s'avance. Les approche sans crainte. S'apprête à les aimer. A peine s'il relit une phrase au passage, croyant y déceler un brin de bizarrerie, un soupçon d'équivoque. Et soudain, le filet se referme. Remonte dans les airs. Emprisonne en plein ciel de fantasmagorie la victime des mots.
L'une des femmes dérangées se métamorphose en arbre. L'autre fonce sur un chemin aux commandes d'une moissonneuse-batteuse. Mille variations, mille cruautés ! Attention ! Ces femmes sont dangereuses. Elles ont toujours à voir avec la mort. Elles marchent vers elle délivrées de l'idée même de la prudence, ouvertes aux hypothèses folles, fascinées par le gouffre de la chute, mutantes de possibilités féroces. Et les hommes restent en arrière.
Comédienne, auteur dramatique, Pascale Roze est à la ville une charmante jeune personne. Chaque fois qu'un rire éclaire son visage, il convient de ne pas oublier qu'une femme secrète entonne souvent la chanson de la vie pour mieux poignarder nos songes.