Ces Cent poèmes de Victor Hugo, réunis par Albine Novarino-Pothier et Béatrice Mandopoulos, sont illustrés de photos d'aujourd'hui (Michel Maïofiss). Ils sont l'essence de la poésie et l'essence même de la vie, "la vraie, la seule qui vaille d'être vécue"... Au-delà de nos souvenirs de récitations d'enfance, nous avons ardemment souhaité qu'au fil des pages revive l'homme – l'homme dont les poèmes sont le miroir des émotions sur toute la gamme des sentiments qu'il vécut : des premiers émois amoureux dans une Espagne vibrante de sensualité aux larmes du deuil, quand meurt sa fille Léopoldine, en passant par les poèmes pour les heures gaies. Ce choix n'est pas seulement celui des plus beaux poèmes de Hugo. Il est également la biographie poétique d'un être exceptionnel qui communiquait avec toutes celles et tous ceux qui l'approchaient, dans un élan charismatique intense. C'est le journal de bord en vers et en couleurs d'un homme qui communiquait aussi avec les fleurs, les oiseaux, l'océan, les clochers des cathédrales et les plus humbles objets parce qu'il avait le don insigne de tout créditer d'une âme.
Notice biographique :
Victor Hugo (1802-1885). Devenu le chef de file des romantiques dès sa préface de Cromwell (1827), l'écrivain, quoi qu'il écrive, frappe fort. Après Hernani (1830), le dramaturge crée Marion Delorme (1831), Ruy Blas (1838). Le romancier publie Notre-Dame de Paris (1831), Les Misérables (1862). Le poète de la nature des Rayons et des Ombres (1840) devient satiriste dans Les Châtiments (1853), intimiste et visionnaire dans Les Contemplations (1856), épique avec La Légende des siècles (1859-1877). Il avait rêvé d'être un " écho sonore " pour son siècle, il le fut.