Oise, 1975. Tuân, la quarantaine, se souvient de son enfance indochinoise. Orphelin dès son jeune âge, élevé par son grand-père, il fut, à la mort de celui-ci, recueilli par sa tante. Mais son oncle obligea sa femme et ses enfants à le suivre pour rejoindre l’armée populaire. Tuân fut alors séparé de sa cousine, dont il était très proche. Si malgré toutes ces pertes Tuân est resté debout, c’est grâce à son amour immodéré du français, appris à l’école. Cette préférence pour la langue des colonisateurs fit de lui un « traître » aux yeux de certains, mais elle infléchit également son destin : la poésie de Gérard de Nerval, entre autres, sera son refuge au ceur des atrocités vécues dans un Vietnam exsangue, déchiré par la guerre et la partition, et lorsqu’il décidera de s’exiler, il choisira la France. Hymne à la puissance des mots, ces ponts entre passé et présent, entre beauté et horreur, serrent le ceur. Version Femina. Un livre profondément sensible. RFI. Prix littéraire La Renaissance Française 2018 et prix CCGPF Cheminots du deuxième roman.
Notes Biographiques :
Hoai Huong Nguyen est née en France de parents vietnamiens. De langue maternelle vietnamienne, elle a appris le français en allant à l’école. Agrégée de lettres et docteur en Littérature générale et comparée, elle enseigne la Communication à l’Université de Versailles-St-Quentin. L’Ombre douce (Editions Viviane Hamy, 2013), son premier roman, a été salué par les Prix Marguerite Audoux, Première-RTBF, Salon du Livre de Genève, Lire Élire-Bibliothèques pour tous Nord Flandre, Littéraire Asie de l’Adelf et du premier roman de Sablet. Elle est également l’auteure de Sous le ciel qui brûle (Editions Viviane Hamy, 2017) qui a reçu le Prix de la Renaissance française et le Prix Cheminots du Deuxième roman, du Cri de l’aurore (Editions Viviane Hamy, 2019) qui a reçu le Prix de la Ville aux livres, et de recueils de poésie : Parfums, Déserts et Feuilles sous le vent.