Roland Dumas, Pierre Joxe, Henri Emmanuelli, André Rossinot, Alain Devaquet, Yvette Roudy, Lucette Michaux-Chevry, Charles Hernu, Roger Bambuck... et tant d'autres! Comment la franc-maçonnerie française, forte d'à peine 100 000 membres, peut-elle compter une douzaine de ministres initiés - 20 à 25 % des portefeuilles - dans les différents gouvernements de la France mitterrandienne? C'est la première interrogation de ce livre, qui s'attache à répondre, sans parti pris, à un certain nombre de questions: quels sont aujourd'hui les buts et les moyens de la franc-maçonnerie? Quelles sont les causes de son nouvel essor?
Pourquoi tant de frères autour du Président? Quelle est l'exacte différence entre « société initiatique » et « société secrète »? Et où se situent les limites entre solidarité et piston, fraternité et copinage, entraide et magouilles?
Depuis le début des années 80, les « enfants de la Veuve », comme ils se désignent eux-mêmes, se sont trouvés au cœur de tous les grands débats. En Nouvelle-Calédonie, c'est parce qu'ils étaient tous deux initiés que Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou sont parvenus à un accord. Les loges ont ici contribué à ramener la paix. À l'inverse, Michel Reyt, principal inculpé dans le scandale politico-financier de la SAGES, n'aurait pas pu prétendre à la même efficacité sans ses très fraternels appuis: c'est bien grâce au réseau maçonnique qu'il produisait les fausses factures destinées à alimenter les comptes des élus du PS.
Les auteurs sont partis à la recherche des héros et des témoins de la franc-maçonnerie des années Mitterrand. Ils ont découvert une société d'hommes, avec ses saints laïcs et ses moutons noirs. Ils vous la racontent ici.