On assisterait aujourd’hui à un «retour à la campagne». Soif de racines, de nature, d’intégration à la vie locale ? Nostalgie des origines, des traditions, de l’authentique ? Rien de tout cela, explique Jean-Didier Urbain dans ce nouveau livre iconoclaste : «Moi, j’aime la campagne, mais pas celle dont j’entends parler. Comme espace de loisirs, de vacances, de séjours et de tourisme, les études sont nombreuses qui traitent de la campagne et des mobiles qui détermineraient le citadin à s’y rendre. Seulement voilà, comme simple usager de cette campagne d’agrément je ne me reconnais pas en général dans ces discours. Suis-je un original ? Statistiques, enquêtes, sondages, témoignages et observations à l’appui, il apparaît que non. C’est pourquoi j’ai décidé d’écrire Paradis verts.» Qu’allons-nous chercher à la campagne ? Pour le savoir, il fallait d’abord s’en prendre aux idées reçues...