Les Derniers rois mages (Gallimard, 1968 ; Phébus, 1978) se veulent la fidèle peinture de l’antique civilisation du Rwanda. Ce Royaume, situé au centre de l’Afrique à près de 2000 mètres d’altitude, devait à la douceur de son climat et aux formidables chaînes de montagne qui l’exhaussent au-dessus de l’Équateur d’avoir conservé en plein XXe siècle une culture miraculeusement préservée de toute atteinte extérieure : aucun Blanc ne pénétra dans le pays avant 1894. L’auteur nous fait pénétrer dans la splendeur d’une civilisation où les familles, les hommes, les villages vivaient en harmonie avec la nature, au milieu d’immenses troupeaux quasi bibliques, sous un ciel où les astres s’associaient au bonheur humain. Suivant des recettes éprouvées depuis des siècles, la sagesse des hommes rencontrait ici la beauté du monde. On sait ce qu’il en est advenu depuis…