Pendant près de 40 ans le Distilbène a été prescrit à des femmes enceintes en prévention des fausses-couches: environ 200 000 femmes ont été concernées en France. Interdit aux Etats-Unis en 1971, il ne l’a été qu’en 1977 en France mais a continué à être prescrit jusqu’en 1981. 360 000 personnes en France sont concernées. Les filles confrontées à des problèmes de malformation de l'utérus, de stérilité, de cancer, mais aussi leurs fils (souffrant de malformations génitales) en paient les conséquences. Leurs petits-enfants également. Le problème n’a pas donc pas fini de se poser. Véronique Mahé est allée à la rencontre des mères, filles, pères, fils, compagnons… Elle les a écoutés exprimer leur souffrance. Ce livre a pour but de libérer leur parole, de les aider à se faire entendre, comprendre, et se réconcilier. Leurs témoignages renvoient chaque lectrice et lecteur à ce qu’il ressent lui-même. Et en cela apporte un réconfort. Marie Darrieussecq signe une longue et magnifique préface, à la fois parce qu’elle est concernée directement, mais aussi parce que, devenue analyste, elle est particulièrement bien placée pour parler de toutes les difficultés qu’entraîne être « enfant du Distilbène ».