« Si les femmes de la guerre avaient le devoir de crier, les cris seraient de vengeance. »
Dans l'après-guerre d'une guerre civile, un homme qui se dit forestier et charpentier descend vers le port principal où réfugiés, trafiquants et même vacanciers se côtoient sans se voir. Il est à la recherche d'un autre homme et sa quête prend l'allure d'un absolu tandis qu'il atteint le pont en ruines de Ran-Mositar et offre ses services pour sa reconstruction. Roman terrible, magnifique et lumineux, d'une rare émotion, sur les blessures de l'après-guerre. Quand le pardon semble impossible. Franck Pavloff, l'auteur de Matin brun, y décrit, dans une langue tour à tour épique et poétique, toujours étonnamment évocatrice, la tragédie et la souffrance d'hommes et de femmes au coeur brûlé, qui doivent réapprendre à vivre et à aimer.
Notes Biographiques :
Franck Pavloff, qui s'est établi dans les Cévennes depuis quelques années, est l'auteur de Matin brun, nouvelle devenue culte, rééditée et illustrée par C215, mais aussi d'une oeuvre romanesque aussi exigeante que cohérente. Il a été récompensé par le Prix France Télévision en 2005 pour Le Pont de Ran-Mositar, Prix des Grands espaces en 2009 pour Le Grand Exil, Prix Lettres Frontière en 2012 pour L'homme à la carrure d'ours.