La vie de Berlioz comme son œuvre est pleine de bruit, d’amour et de fureur. Compositeur, chef d’orchestre, mais également organisateur de concerts monstres (où il dirigeait mille cinq cents musiciens, des concerts dans des cirques, en plein air, au Crystal Palace de Londres, au Palais de l’Industrie à Paris), critique musical et même écrivain! Ses Mémoires, publiés en 1865 et régulièrement réédités, sont d’une drôlerie sans égal en même temps qu’animés par un irrésistible élan romantique. De même, ses contes et nouvelles sarcastiques en font l’égal des contes d’un Hoffmann. Quant à sa vie privée, elle sera agitée par trois invraisemblables histoires d’amour plus que passionnées! Quel roman que la vie de cet homme qui sait fédérer autour de lui un « réseau musical » dont Liszt, Chopin, Mendelssohn, Glinka, Robert Schumann, constituent le cœur. Un homme qui fut le premier compositeur « européen » de son temps, qui voyagea sans trêve à travers l’Europe, ami des rois et roitelets, de princesses mécènes et de chefs d’orchestre étrangers, et dont les récits de voyages constituent le tableau le plus documenté sur la vie d’un artiste dans l’Europe du XIXe siècle.