Léon Bloy (1846-1917), l'un des derniers grands imprécateurs, aura consacré les vingt-cinq dernières années de sa vie à son Journal. A partir de 1892 Bloy consigne en effet dans d'innombrables cahiers ses réflexions sur les événements du jour, sur la vie qui passe, sur ses contemporains ; il marque ses haines, articule ses doutes, ses déchirements, ses accès de mysticisme. Ces matériaux, souvent informes, il les a récrits pour en tirer pas moins de huit volumes d'un Journal, publiés entre 1898 et 1920. Le premier tome réunit Le Mendiant ingrat, Mon journal, Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne et L'Invendable. Il est précédé d'une introduction générale et d'une chronologie. Le second contient - outre une préface - Le Vieux de la montagne, Le Pèlerin de l'absolu, Au seuil de l'Apocalypse et La Porte des humbles. Un triple Index (noms, œuvres, références bibliques) facilite la consultation de l'ensemble.