Depuis le XVIIIème siècle, l'homme, usant de moyens scientifiques, pense avoir dominé la nature. Bien sûr, il a fait reculer la mort, augmenté son confort et sa prospérité. Mais c'est au prix d'une véritable razzia sur les ressources naturelles, dont certaines ont même disparu. C'est sans compter, aussi, avec les produits étrangers au cycle naturel qu'il a créés et qu'on voit s'accumuler aujourd'hui en pollutions dramatiques.
Je suis de ces écologistes qui, persuadés de la mort des océans, de la désertification des terres, de la toxicité de l'air ont, en 1958, jeté un cri d'alarme. Pourtant depuis quelques années, avec mon expérience européenne, je crois que nous regagnons le terrain perdu. Encore faut-il qu'après un siècle et demi de divorce, l'homme accepte de reprendre sa place dans le milieu naturel dont il procède. Le salut est à ce prix, mais il est possible. C'est donc un message d'espoir que je veux délivrer avec ce livre.
A. B.