Une femme dont on n'a rien dit..., a-t-on écrit à propos de Marie, la mère de Jésus. Et c'est vrai que, dans les évangiles, sa place semble discrète. Elle est là, bien sûr, à l'Annonciation, à la Visitation, à la naissance de Jésus. On la voit plus tard s'inquiéter de la fugue de son fils, resté au Temple peur discuter avec les docteurs de la Loi, et paraître aux noces de Cana où elle alerte le Christ du manque de vin. Elle se tient enfin près de la Croix, et on la retrouve, avec d'autres femmes, priant avec les apôtres dans la chambre haute... En dépit de cette discrétion, Marie est présentée comme le modèle parfait de la foi et de l'Eglise. Elle occupe une grande place dans l'art religieux, la piété populaire et les pèlerinages. Avec le talent d'écrivain qui est le sien, Roger Bichelberger redonne vie à ce personnage central et en restitue la profondeur spirituelle, à partir de son enracinement dans le monde juif et les différentes traditions scripturaires. Biographie de l'auteur Roger Bichelberger, agrégé de l'Université, écrivain et chroniqueur littéraire au Républicain lorrain, est actuellement président de l'AECEF et du jury du Prix des écrivains croyants. Ancien responsable des fraternités marianistes, il a publié plusieurs romans, dont La nuit de Dante et, tout récemment, Le déserteur (Albin Michel), ainsi que (les ouvrages de spiritualité et, dans la collection "Littérature ouverte" (DDB), Le petit livre de la faiblesse.