Dès le IIe siècle, un certain nombre de livres se trouvèrent peu à peu rassemblés en un recueil unique, le Nouveau Testament.
De ce fait, d'autres livres, bien qu'attribués à des apôtres, furent laissés à l'écart. Ce sont les apocryphes, ou livres " cachés ".
Or voici depuis quelques années qu'ils émergent de l'ombre
et tiennent la vedette. Certaines découvertes sensationnelles
en ont certainement été l'occasion, à commencer par celle
de 1945, à Nag Hammadi (Haute-Egypte), de toute une
bibliothèque copte sur papyrus.
Les apocryphes font actuellement l'objet des travaux diligents d'un grand nombre de chercheurs qui s'emploient à en fixer le texte, à les traduire, à les commenter. Dans nos pays francophones, deux équipes sont principalement au travail, l'une en France, l'autre en Suisse romande.
Jean-Marc Prieur fait partie de la seconde, et vient de publier les Actes d'André. C'est elfe sa compétence à nous offrir ici une vue d'ensemble sur cette littérature méconnue.
Manière de découvrir avec lui des communautés qui, bien que marginales et très tôt suspectées d'hérésie, témoignent de nos origines chrétiennes.
Fût-ce pour mesurer ce qui rapproche leurs écrits et les sépare tout à la fois du Nouveau Testament.