La découverte, par l'auteur de La Jeune Parque ou du Cimetière marin, des poèmes de Jean de la Croix dans une traduction d'un carme du XVIIe siècle est désormais tenue pour un moment de l'historie littéraire. Les Cantiques de l'âme, avec une préface signée de Paul Valéry, paraissent chez Rouart, en 1941, proposant, " aux amateurs des beautés de notre langage ", le traducteur comme " l'un des plus parfaits poètes ". La Nuit obscure, le Cantique spirituel et La Vive flamme sont donnés ici - après la présentation de Valéry - dans cette traduction du XVIIe siècle, avec en retard un texte adapté à la lecture contemporaine et repris de la tradition carmélitaine.