Autour de la chronologie de la disparition de sa mère, René Frégni tisse les moments de désespoir provoqués par ses amours perdus. Sa femme lui a dit un soir '«Je n'ai plus de désir pour toi.» Le lendemain elle partait, avec leur petite fille de six ans, Marilou. Comme une seconde mort.Dans la touffeur de l'été jeté sur Manosque, il ne dort plus, son coeur bat trop fort, écrase tout. Frappé jusque dans son travail d'écrivain, c'est un homme quitté qui se débat pour ne pas sombrer, qui s'accroche aux mots pour ne pas se pendre et à son désir féroce de rencontrer Celle qui danse dans le noir.Au bout de la nuit, seuls les mots ne le trahissent pas, ils reviennent les premiers, avant les amoureuses. Ils sont là, précis et rassurants comme une mère.Toute femme a été mère, épouse ou fille, et la lectrice ne manquera pas de s'identifier avec l'un des personnages du récit qui aurait pu s'intituler «Elles dansent dans la nuit». Quant au lecteur...