A travers une quarantaine de films choisis pour leur notoriété ou leur valeur symbolique, cet ouvrage interroge trois des paradigmes perdus de la culture cinématographique: le film comme symptôme de société, l'œuvre comme connaissance de soi et de l'autre, le cinéma comme leçon de vie. Le concept clé est celui de représentation: la représentation comme spectacle; la représentation comme proposition analytique; la représentation comme structuration de l'esprit. Au terme de cette première étude, le livre se tourne vers le jeune cinéma français. De quels modes de penser, de quelles contradictions, porte-t-il témoignage? Tout film d'importance, consciemment ou non, révèle les non-dits d'une époque, parfois de ses impasses. Sanction de l'histoire, le cinéma français semble profondément marqué par un principe de culpabilité qui, à terme, l'inhibe dans ses possibilités d'expression. En un mot, selon la belle formule de Bruno Bettelheim, il s'agit, pour le spectateur, d'avoir le "cœur conscient". Biographie: Daniel Serceau, docteur d'état, professeur à l'université de Paris Panthéon-Sorbonne, directeur de publication et collaborateur de la revue Contre Bande, a travaillé dans la profession cinématographique, notamment en tant que critique, directeur ou programmateur de cinéma d'art et d'essai, assistant réalisateur et réalisateur. A publié de nombreux articles, écrit une douzaine d'ouvrages dont un Mizoguchi et un Renoir aux éditions du Cerf. Auteur d'un roman, Les 7 vertus de Marie.